J'ai lu pour vous : 2030, le krach écologique (fiche de lecture)
De Geneviève Ferrone, aux éditions Grasset (février 2008). Je l'ai lu pour vous car je ne vous conseille pas de l'acheter : je n'aime pas le style mièvre et gentiment bébête qui prend les lecteurs pour des incultes en utilisant des métaphores infantilisantes. Alors d'accord c'est un livre de vulgarisation et de sensibilisation aux graves échéances environnementales, énergétiques, sociales et économiques, mais tout de même : le moindre lecteur un tant soit peu informé n'apprend pas grand chose, et, mis à part quelques chiffres choc et de clairs et facilement accessibles exposés de ce qui va nous tomber nous tombe déjà sur la tête dans pas bien longtemps, rien de bien neuf sur le sujet.
Résumé :
Le ton alarmiste n'est pas éxagéré, car - je suis par contre en tous points de vue en accord avec ce qu 'écrit l'auteur - il est de plus en plus avéré que nous sommes entrés dans une course contre la montre, engagée face au dérèglement climatique qui s'installe sur la Terre, sous bien des aspects par notre faute :
- l'augmentation des gaz à effet de serre dans notre atmosphère est en grande partie dûe à l'Homme : parmi ces gaz le CO2 (dégagé en quantité massive en raison de la combustion des énergies fossiles) est celui qui influe le plus sur le renforcement de l'effet de serre naturel.
- Le climat de 2030 offre une situation tout à fait inédite : à la confluence de la diminution (voire la dispartion pour certains) des resources d'énergie fossile ('pétrole, gaz, un jour charbon), et de l'inefficacité non encore comblée des énergies renouvelables, l'augmentation même faible (de 1,1 à 4°C) de la température moyenen de la planète envisage des climats régionaux bouleversés, avec des conséquences catastrophiques pour de nombreuses sociéts humaines.
- La raréfaction des ressources naturelles n'est rien par rapport à la course contre le temps qui est engagée : le temps devient l'élément le plus rare et chaque année passée à ne rien faire ou presque peut être fatale et compromettre la réussite de cette épreuve pour l'Humanité, qui l'engage dans sa simple survie.
- La question de la crise énergétique, si elle est largement impliquée dans la question climatique, doit être réglée séparément : en effet, le remplacement des énergies fossiles (dont l'épuisement est programmé) par de nouvelles sources plus propres et renouvelables prendra du temps, et le solaire, l'éolien, la biomasse ou l'hydroélectrique ne peuvent techniquement se substituer. La question du nucléaire, malgré les problèmes de ses déchets, doit aujourd'hui être vue comme un moindre mal, avec lequel il faut compter en y voyant même un allié dans la lutte contre les gaz à effet de serre.
(article non terminé, à suivre prochainement)
2030, le krach écologique
Grasset, 2008
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Par contre, j'ai lu mais pas pour vous, car je vous invite à le lire : Une brève histoire de l'avenir, de Jacques Attali. Et je le prête il suffit de m'appler ou m'envoyer un mail.